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mercredi 19 novembre 2008

La suite, la suite, la suite !!!

Comme on pouvait s'y attendre ...


"Le parquet de Laval a jugé utile de me poursuivre pour avoir brandi sur le parcours présidentiel à Laval le 28 août 2008 la pancarte sur laquelle était écrit "casse toi pov'con" et donc considéré que j'avais offensé le Président de la République.

Le jugement rendu à mon encontre fait état d'une condamnation de principe à une amende de 30 euros avec sursis.

"Si le prévenu n'avait pas eu l'intention d'offenser, mais seulement l'intention de donner une leçon de politesse incongrue, il n'aurait pas manqué de faire précéder la phrase "Casse-toi pov'con" par une formule du genre "on ne dit pas", souligne le jugement."

En guise de "simple avertissement", le tribunal m'a condamné à "une amende de principe de trente euros avec sursis".

Je n'accepte pas ce verdict qui laisserait à penser que tel un potache je mérite un avertissement. Une leçon de politesse n'est pas incongrue qu'elle soit à destination du Président ou d'un simple citoyen. La fonction présidentielle ne dispense pas celui qui l'occupe d'être poli avec les citoyens même si la loi protège sa fonction.

La décision est politique et doit être combattue, juridiquement et politiquement. Pour ma part, je continue le combat juridique et fais confiance à mes amis politiques pour que le combat politique soit aussi mené. J'y prendrais toute ma place.

J'ai donc décidé, après conseil auprès de Me Dominique NOGUERES et de mes camarades politiques, de faire appel de la décision rendue le 6 novembre 2008.

L'affaire sera jugée à la cour d'appel d'Angers (49), la date n'est pas connue à ce jour."

Intervention de Hervé EON suite au jugement rendu le 6 novembre 2008


Accusé d'outrage au Président de la République pour avoir brandi lors du passage du convoi Sarkozien, la pancarte "Casse toi pauv' con", Hervé Eon s'est donc rendu à son procès le 6 novembre dernier.

Voici la réaction de ce dernier au verdict de cette affaire :

"Le tribunal correctionnel de Laval a suivi le réquisitoire du procureur de la république.

A ses yeux, l'offense serait constituée et il me condamne à 30€ d'amende avec sursis.

Le 28 août 2008, des fonctionnaires de police zélés ont désigné une prétendue victime qui aurait été offensée de n'avoir pas vu mon carton sur lequel était inscrit « Casse toi pov'con » ; Cela justifiait à leurs yeux une audition au commissariat, et la substitut du procureur tout autant zélée décidait d'engager des poursuites à mon encontre ;
Je comprends les pressions qui s'exercent sur tous les rouages de l'Etat. Nous avons conscience de la période politique dans laquelle nous sommes.

J'espérais, tout comme vous, que les fonctionnaires chargés de la justice et du maintien de l'ordre fassent preuve de discernement et s'autorisent à réfléchir d'avantage avant d'engager de telles sanctions à l'encontre des militants ou citoyens engagés. Ce que n'a pas fait, aujourd'hui le tribunal correctionnel de Laval en suivant les réquisitions du procureur.

Je suis convaincu, autant que vous, qui m'avez soutenu, que cette situation est le résultat d'une politique méprisante, arrogante que mène Mr Sarkozy et son gouvernement.

Nous avons, nous aussi, de la mémoire : Qui insulte des pans entiers de la population en les traitants de « racailles », qui nie au peuple le droit de montrer son désaccord avec les politiques menées - Rappelez vous ces propos : « ce n'est pas la rue qui gouverne » ou « les réformes se feront de toute façon car je suis le président ». Qui transforme nos institutions judiciaires, éducatives... sans concertation ?

Qui est l'offenseur ? A quand l'offense présidentielle au citoyen ?

Chacun des ministres y va de son couplet autoritaire, de ses petits mots qui n'ont pas place dans la bouche de ceux qui nous gouvernent.

A cet instant je voudrais m'adresser à Mr Sarkozy lui-même, qui n'a pas vu mon carton, qui n'a donc pas déposé plainte pour offense, mais qui obtient malgré cela que ses serviteurs le fassent à sa place.

Je voudrais m'adresser à Mr Sarkozy pour lui donner un conseil.De quel droit se dira-t-il ? Qui est ce petit provincial qui viendrait lui faire la leçon à lui Président de la République, de l'Europe et « grand » de ce monde !!!

J'ai un bénéfice sur Mr Sarkozy, le bénéfice de l'âge. Et c'est à ce simple titre, étant son aîné de presque 3 ans et ayant une pratique militante depuis l'âge de 18 ans.

J'ai brandi ce carton, qui était destiné à qui voulait bien le prendre pour lui alors que beaucoup avaient envie de le faire en le destinant à Mr Sarkozy lui-même. La pétition concernant mon soutien a été signée à ce jour par plus de 5000 personnes, du nord au sud de la France, de l'est à l'ouest. J'ai reçu beaucoup de messages de sympathie et de commentaires sur la fonction présidentielle.

C'est, éclairé de ces commentaires et de mes propres convictions, que je veux dire à Mr Sarkozy en notre nom à tous, que l'insulte, l'injure et le mépris n'ont pas leur place dans le débat démocratique. En République, le souverain c'est le peuple citoyen. On ne gouverne pas contre lui et encore moins en tentant d'intimider les récalcitrants.

Nous pensons tous, que le président, à défaut de mener une politique satisfaisante pour tous, doit inciter chacun, par ses actes et son attitude, au respect de l'autre.

Etant militant, il n'obtiendra pas de moi, ni de nous je le crois, un silence complaisant, une mise au pas en judiciarisant le débat politique.

L'offense au président de la République est une résurgence de l'ancien régime. Elle n'a pas sa place dans notre république. Nous ne sommes pas des sujets, nous revendiquons notre statut de citoyens, notre liberté d'opinion et notre droit d'expression.

Relaxé ou condamné le combat politique continue, je défendrais pour ce qui me concerne les valeurs de la République et serais intransigeant avec moi-même et tous ceux qui la mettront en danger.

Je continuerais à me battre pour un monde meilleur, sans OGM, sans nucléaire et où l'être humain est respecté, les enfants protégés.

Pour tout cela j'ai désobéi, je désobéirais encore pour l'intérêt de tous, ceux qui voudraient bien le faire mais n'osent pas, ne peuvent pas.

L'affaire n'est pas terminée, j'ai 10 jours pour faire appel de la décision rendue aujourd'hui. Je vais donc y réfléchir avec l'avocate qui me défend.

Mais il me semble, au-delà du cas Eon et son carton, que cette décision de justice marque la mise au pas affichée de l'action militante et revendicatrive.

Les animateurs du comité de soutien vous tiendront informés des suites et je vous invite dès maintenant à ne rien lâcher, à résister et à vous battre. Je sais que je parle ici à des convaincus. Alors nous continuerons à nous battre ensemble.

Je vous remercie du fond du cœur."

samedi 11 octobre 2008

Et la liberté d'expression, putain de merde ??


Dire ce qu'on pense est désormais illégale.

Non, ce n'est un décret officiel rassurez-vous !

Il s'agit juste d'un constat pur et simple, basé sur plusieurs évènements récents. En effet, si certains se risquent à un excès de liberté, la justice ou le peuple, les rappelle, et leur fait comprendre qu'ils ont eu tort.

Séquence flash back ...

Stéphane Guillon, LE Stéphane Guillon, chroniqueur sur France Inter à 7h55 (un peu de pub ne fait jamais de mal ...), a eu à faire à ce genre de soulèvement.
Le 9 septembre dernier, Stéph fait sa chronique sur les jeux paralympiques. Si vous ne l'avez pas entendu, écoutez-le, histoire de mieux comprendre la situation.

Suite à ces 4 minutes, un auditeur, Jean-Michel Royere outragé a contacté la radio, et demandé des excuses publiques de la part de Guillon, de l'animateur de l'émission Nicolas Demorand, pour la chronique et "les rires déplacés" des personnes autour de la table.

Ce dernier a bien entendu et à juste titre refusé, tout comme le directeur de France Inter, Frédéric Schlessinger, considérant que rire des jeux paralympiques et donc des personnes handicapées, c'étaient les considérer comme des personnes comme les autres. S'interdire de rire sur leur handicape reviendrait à les "protéger", à ne pas les traiter comme les autres, ce qui leur fait ressentir encore plus leur "différence". Donc pour intégrer les personnes handicapées dans le moule sociétaire, rire des jeux paralympiques était pour Stéphane une très bonne chose. De plus, Schlessinge considère que la liberté d'expression des chroniqueurs est plus importante que les blessures potentielles que peuvent produire ces interventions.
D'ailleurs, de nombreuses personnes handicapées ont également contactées la radio, mais cette fois-ci pour la féliciter de cet humour Guillonien.

Il en reparla également sur le plateau de "Salut les Terriens" : "Je ne doute pas de la sincérité des personnes blessées par mon texte, explique Stéphane Guillon. J'aimerais seulement que chacune d'elles déploie la même énergie à s'indigner de la situation des handicapés en France : infrastructures quasi inexistantes, pensions scandaleusement basses. Pour l'instant, en dehors de quelques associations, le silence est assourdissant !"

Mais Mister Royere quant à lui créer un site internet : http://coupdegueule.jimdo.com/ pour y faire entendre son coup de gueule, et envisage de ne pas en rester là, ayant même pris un avocat.

Autre exemple de liberté d'expression envoyée au tribunal celle là, celle de Hervé Eon, accusé d'outrage au Président de la République, pour avoir brandi une pancarte avec inscris dessus "Casse toi pauv'con" (article plus complet ici !).
L'accusé sera fixé sur son sort le 29 octobre prochain, et risque jusqu'à 6 mois de prison et 45 000€ d'amende ...


Dernièrement, Frédéric Martin (le fils de son père) a été condamné à 5 000€ d'amende pour avoir parlé du jeune Grégory Lemarchal, gagnant de la Star Ac'en 2004, en ces termes : «Y en a eu des gagnants : Jenifer, Nolwenn, Elodie Fréger, mucoviscidose et l'amicale Magali !», lors de l'émission de Laurent Ruquier "On a tout essayé" du 26 septembre 2006.

Greg avait alors porté plainte pour "injure sur personne à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap".
Puis, après son décès le 30 avril 2007, les parents du chanteur qui souhaitaient rendre à leur fils sa dignité, décidèrent de continuer le combat.
Frédéric Martin fut condamné une première fois à 3 000€, mais les parents ont fait appel de cette décision, réclamant 50 000€, plus du double de l'amende que prévoit la loi dans un tel cas.
Au final, et après verdict de la cours le 8 octobre dernier, l'humoriste fut condamné à 5 000€ (1 000€ d’amendes, 2 000€ de dommages et intérêts à verser à la famille et 2 000€ de frais d’avocat).

Sans oublier le cas de Siné, viré de Charlie Hebdo pour un papier sur le fils Sarkozy, et surtout pour son présumé antisémitisme.
Plus d'infos sur cette affaire, ici !
Cependant, celui-ci a pu rebondir après son éviction, et a créé son propre journal, "Siné Hebdo".

Cette bonne vieille liberté d'expression semble être dangereusement en péril.
Quand les gens et surtout la justice s'en mêle, ça fait des dégâts !
Pourtant, la Cour Européenne des Droits de l’Homme affirme que : "La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique »", en restreignant cependant à cette liberté, les propos incitant à la haine raciale, nationale, religieuse, ainsi que les incitations au meurtre.


On a donc bel et bien le droit de "choquer" les gens, mais dans ce cas, il faut le faire sans les offenser ou les scandaliser.
C'est con, mais il fallait y penser ...


Cette liberté ramène aussi à ce fameux débat, qui ne trouvera selon moi jamais de réponse "Peut-on rire de tout ?".
Rassurez-vous, je ne suis pas là pour répondre à cette interrogation qui nous tiendra en haleine, aussi longtemps que des "excentriques" continueront d'emmerder les candides et autres ingénus issues du moule de pensée unique, qui prônent le formatage universel, évitant ainsi que des illuminés viennent les troubler dans leur rêve de communication dans le sens du poil, et leur dessein de bien pensance.
Puissent-ils ne jamais fermer leur gueule ces excentriques ...


(Veuillez m'excuser pour la phrase ci-dessus, qui ne doit sûrement avoir aucun sens, mais j'avais un stock de mots-clés à érire, et tant qu'à faire, je me suis dis que les réunir au sein d'une seule et même phrase, résoudrait plus vite mes problèmes de quotas ...)


Même si le cas d'Hervé Eon n'avait pas pour base l'humour, mais plutôt cette bonne vieille protestation anti-président, elle va à l'encontre de la belle et grande idée qu'un Président est intouchable et ininsultable. C'est bien connu, quand une personne devient Présidente de la République, elle peut être aussi conne qu'elle le veut, mais on a pas le droit de lui dire. A la belle époque, on traitait bien les CRS de SS. Pourtant, l'uniforme national est également une chose avec laquelle on ne plaisante pas en règle générale. Mais on pouvait malgré tout se laisser aller à
quelques "extras". Mais, contre le Président, non !


Messieurs, dames, gardez donc votre rencoeur présidentielle, vos remarques sur les handicapés, les malades condamnés, et tout ce qui vous semble trop "sensible".
Embrassez la platitude, et laissez-la vous rejoindre à vos côtés.
Car dans ce monde, la liberté d'expression n'est qu'une illusion, un mirage qui s'efface de jours en jours ...(si vous pleurez maintenant, l'émotion sera vraiment à son maximum, alors laissez vous aller !)

lundi 29 septembre 2008

C'est pas bien de répéter !!!


L'histoire n'est pas toute fraîche, mais n'est parvenue à mes pauvres oreilles que récemment.
Hervé Eon, humble civil, avait décidé en cette belle journée du 28 août dernier, de se rendre à Laval, où se tenait une manifestation contre le Chef de l'Etat.
Ce même chef de l'Etat se trouvait sur place pour y annoncer la généralisation du RSA (aucun lien avec l'Afrique du Sud ...).

Et c'est avec la même solonnelité que dans le générique de début de New-York Unités Spéciales, que j'annonce : "Voici son histoire" !
Le texte qui suit est une lettre envoyée par Hervé Eon en personne, au site http://www.rue89.com/ :

"Jeudi 28 août 2008, vers onze heures, je me rendais à vélo, à la manif contre la politique de Sarko, prévue à midi place de la mairie à Laval. J’avais prévu un carton (format 21 X 29,7 cm) sur lequel était inscrit « Casse-toi pov’con ». J’avais mis celui-ci en protection ventrale pour ne pas l’abimer.
Sur le trajet que j’ai emprunté, boulevard Félix Grat, j’ai entendu les sirènes des motards. Il devait s’agir du convoi présidentiel. Les motards enjoignaient les automobilistes de rouler vite pour libérer le passage. De nature prudent, je me suis rangé sur le côté du boulevard en restant juché sur mon vélo, sans même avoir le temps de me retourner, pour profiter du spectacle.

C’est alors, que deux personnages en civil, genre pitbulls (j’ai compris rapidement qu’ils s’agissait de deux flics), se sont rués sur moi, laissant mon vélo par terre et m’emmenant sur le trottoir, chacun d’eux me tenant un bras pour m’immobiliser et empêcher tout mouvement de ma part. Mais j’ai entendu que la voiture de Sarko passait. J’ai pu sortir mon carton, qui portait la mention « Casse toi pov’con » ce qui m’a valu d’être emmené au poste de police pour audition, étant accusé d’avoir offensé le président de la République.

Pour le transfert du boulevard Félix Grat au commissariat de Laval, les flics ont accepté de ne pas me menotter. Le véhicule ne pouvant pas transporter mon vélo, j’ai dû l’abandonner sur place (après l’avoir cadenassé).

Pour l’audition, j’ai déclaré ne pas reconnaître que le message était à destination de Sarko. J’ai dit considérer que le message était adressé à celui qui voulait bien le prendre pour lui et que de toutes façons cette expression était de langage courant puisque Sarko lui même l’utilisait.

Je suis néanmoins convoqué en qualité de prévenu, le 23 octobre 2008 à 14h00 devant le tribunal correctionnel de Laval, pour avoir à Laval, le 28 août 2008, en tout cas sur le territoire national et depuis temps n’emportant pas prescription, offensé par parole, écrit, image ou moyen de communication -en l’espèce un écriteau avec les inscriptions « Casse-toi pov’con »- le président de la République française."

FIN DE LA LETTRE DE MONSIEUR EON.

Petit flashback pour les amnésiques, les Alzheimeriens, ceux qui viennent d'acheter leur première télé, ou les spéléologues de retour à la surface ...
Tout commence le 23 février dernier lors de l'ouverture du Salon de l'Agriculture. Notre Président, se rend alors là-bas avec une sérénité et une envie digne des plus grands. Il préférait largement être là, à caresser le cul des vaches et à serrer des mains cracras plutôt que d'être pépère dans son bureau Elyséen. Mais bon, le calendrier Présidentielle de Chirac le prédécesseur étant basé uniquement autour de ce salon, le successeur se devait d'y passer au moins une petite heure.

Séance serrage de mains.
Visiblement mal à l'aise à faire semblant d'être heureux, notre brave Chef de l'Etat s'enclenche en position "sourire forcé", et commence sa tournée et sa distribution de mains tendues.

Jusqu'au bras de Monsieur Z, illustre inconnu, sans distinction politique apparente.
Nico lui tend sa main. S'en suit un "Ah non me touche pas, tu me salis" de la part de Mister Z.
Et c'est à ce moment là qu'arrive la réplique magnifique et pleine de retenue d'un Président à la répartie monstrueuse "Casse toi alors pauv'con !".

Ne vous en faites pas, je ne vous ferai pas l'affront de vous remontrer une énième fois cette vidéo facilement visionnable sur le Net.

Tout ça pour rappeler brièvement, l'histoire du "casse toi pauv'con !".

Laissons de côté ce salon, et revenons à ce brave Monsieur Eon qui a donc considéré que sa petite pancarte avec cette citation Sarkozienne pouvait être brandie sans risque de représailles.
Seulement voilà la connerie de la justice n'a pas de borne.

Les mauvaises langues pourraient dire que ce monsieur Eon "l'a bien cherché", et qu'en voulant essayer de jouer au con, il a fini par gagner.
Il est vrai que choisir comme défense "le message était adressé à celui qui voulait bien le prendre pour lui", et non pas directement à Sarkozy peut sembler léger, surtout quand on se doute du bonheur que cela doit être de pouvoir communiquer avec le Président en utilisant "son langage".
Peut-être cela restera t-il sa ligne de défense lors de son procès, l'avenir nous éclairera sur ce point.

Toujours est-il que ce procès est plus qu'abusif.
Dans de telles conditions de vie où le terme "con" est pris si à coeur par les gens, et à priori par El Presidente, des mises au point s'imposent !

Peut-on traiter n'importe qui de "con" sans risque de poursuite tant qu'il ne s'agit pas du Président ?
Peut-être est-ce le terme "pauv'" qui était de trop ?
Sarko n'ayant pas compris le reste de la pancarte, ou n'ayant pas pris le temps de lire entièrement, a simplement compris qu'on l'insultait de "pauvre" ... C'est alors que dans une colère monstrueuse, il a réclamé la tête d'un Hervé Eon, qui a eu le culot de traiter le Seigneur Bling-Bling de gueux !
Si tel est le cas, il faut aussi comprendre le Président ... Se donner autant de mal pour taxer des stylos en or aux hommes politiques du monde entier, avantager les plus riches de l'hexagone avec des réformes du bouclier fiscal et de l'ISF, acheter des Rolex aux States, tout ça pour au final se faire traiter de "pauvre" ... ça doit fâcher !!

Peut-être est-ce la phrase dans son ensemble qui est fâcheuse ?
Dans ce cas, Monsieur Z (le type du salon de l'agriculture), peut-il lui aussi traîner le Président en justice dès que son immunitée sera remise au placard, et qu'il ne sera plus qu'un citoyen lambda ?

A moins que ça ne soit juste le fait d'insulter un Président ... ?
Peu importe l'insulte, dès que l'on emploie un "mot méchant" en désignant un Président, la guillotine de la justice doit nous pendre indubitablement au nez ?
Dans ce cas, j'attends avec impatience le procès Jospin !
Ce Premier Ministre qui avait lors de la campagne Présidentielle insulté Chirac en disant qu'il était "vieux, usé et fatigué".
Dans ce genre d'affaire, la prescription ne doit sûrement pas exister et comme la loi est la même pour tous ... Même si à l'époque, Jospin avait présenté ses excuses au Président Chirac, excuses qu'il ne pensait pas une seule seconde, ne doit-il pas lui aussi être traîné devant les tribunaux ? Après tout, cela ferai reparler de lui, et le propulserait sur le devant de la scène nationale, comme cela n'a plus été le cas depuis bien longtemps !

Les excuses ont peut-être suffi ...
Dans ce cas, un bon "pardon Nico" peut-il sauver Hervé Eon de la peine maximale de 6 mois de prison et de 45 000€ d'amende ?
Si tel est le cas, la tâche ne sera pas aisée ... Tout comme lui dire "pauv' con" doit soulager son homme, s'excuser pour ça, doit couter ...

Mais sait-on jamais ... Peut être la plainte sera t-elle retirée !
Mais d'ailleurs ? Qui a déposé plainte ? Sarkozy ? Les flics eux-mêmes ?
Des policiers zélés qui, une fois n'est pas coutume, défendent Sarkozy, ça me ferai mal !

Rendez-vous donc le 23 octobre pour le début de ce procès, qui opposera donc Hervé Eon au Président Sarkozy.

samedi 9 août 2008

On y est ! (et Lui aussi ...)


Ca y est ... les JO de Pékin 2008 sont (enfin ...) lancés !!

Le 8/08/2008 à 8h08 PM heure locale !
L'excitation est à son comble !!

Bientôt, nous pourrons regarder du sport en pleine nuit, en regarder au petit déjeuner, en regarder le midi grâce à cette invention magique qu'est le plateau télé, en regarder l'après-midi, en regarder dans tous les journaux télévisés, les journaux papiers, les sites internet, les stations de radio, et bien d'autres supports !

Plus le temps de dormir, plus le temps de manger, plus le temps de faire la sieste, plus le temps pour le "farniente", plus le temps de se cultiver avec un bon bouquin de Marc Lévy, plus le temps non plus de remplir sa curiosité avec les questions de Jean- Luc Reichman, plus le temps de communiquer de vraies informations dans les JT, la cérémonie d'aujourd'hui ayant déjà empiété de moitié le journal, le conflit ex-URSSo-Géorgien n'arrivant que trop tardivement.

Bref, c'est parti pour du sport, du sport, du sport !!

MAIS avant cette cérémonie d'ouverture, France Télévision a trouvé bon de diffuser un entretien que la chaîne France 2 a faite du chef de l'état Nicolas Sarkozy, qui une fois n'est pas coutume était interviewé par ... Gérard Holtz !!

WHY NOT ???

Un journaliste sportif, spécialisé dans le Tour de France et le cyclisme en général, va interrogé un chef de l'état sur sa présence à la cérémonie d'ouverture.

Au risque de me répéter ... WHY NOT ???

Après tout, il faut de l'ouverture dans la vie ! Il faut rompre avec ces habitudes, ces clichés qui trottent dans nos têtes, et qui nous laissent penser que Gérard Holtz est aussi qualifié pour interviewé un Président de la République, qu'Arlette Chabot le serait à interviewer Marilyn Manson. Exit les à priori, n'ayons pas de préjugés, et voyons plutôt ce que ça donne ...

Compte rendu de ce rendez-vous au sommet, un Gérard Holtz qui semblait à l'aise, sûr de lui, et qui a, comme on pouvait s'en douter, dit "amen" à tout ce qu'a dit le Président.

Des signes de tête de haut en bas, d'autres de bas en haut, des sourires à chaque phrase de notre Chef des Armées, bref, il a fait ce qu'on lui a demandé ! Il n'était pas là pour l'attaquer sur sa présence ici, ni pour lui rappeler les "conditions" que Rama Yade avait cité quelques mois plus tôt.

Notre Président lui, était à l'aise, ravi et soulagé de voir que le "journaliste" en face de lui n'était pas Robert Ménard, trop occupé à pirater des radios chinoises, pour animer la première émission de radio libre Chinoise.

Celui-ci a confié avoir tchatché au Président Chinois, avoir déjeuné avec lui, avoir également parlé avec le Premier Ministre Chinois affirmant : "J'ai parlé des Droits de l'Homme."Espérons que ça ne soit pas là, le remake de la visite du Général Kadafi, avec qui on avait aussi soit disant papoter des Droits de l'Homme ...

Quand Super GéGé lui demande les raisons de sa présence lors de la cérémonie d'ouverture, Notre Président estime que la discussion et le dialogue sont les maîtres mots !

Il ne voit pas comment on pourrait demander un engagement social et économique à la Chine, et dans le même temps, bouder un évênement aussi important que ces JO.

Il a par la suite argumenté sa théorie du dialogue en prenant notamment l'exemple de la chute du Mur de Berlin, affirmant que Jean-Paul II a, grâce au dialogue, fait tomber ce Mur.

N'arrivant pas à justifier plus que cela sa présence, il a embrayé sur le fait que les critiques sont faciles à faire, insistant sur le fait que certains pourraient même être médaillés d'or au championnat des Critiques, et qu'il était bien facile d'en faire, mais que cela n'était pas suffisant, et que l'action était la meilleure des réponses, ce qui nous ramène aux fameuses "discussions"
tant chéries par le Chef d'Etat.

Ne cachant pas son excitation, il affirma que c'était aussi un magnifique spectacle auquel il allait assisté, avec en collaborateur privilégié, son fils, Louis.

Voilà peut être la réponse que l'on cherchait ...

A se demander pourquoi Angela Merkel, Gordon Brown et José Luis Zapatero étaient absents, on en revenait toujours à une raison politique, de boycott, alors que la vérité est beaucoup plus simple et plus évidente à présent, ils n'avaient peut-être personne pour les accompagner, ou même pire, ils n'apprécient pas les feux d'artifices, et rester assis pendant plus de 3h de suite, les assome profondement.

Au moins Silvio Berlusconi a joué "franc jeu". Il déclarait ne pas être présent à cause de la température, qui selon ses termes était trop élevée en cette période. Là au moins, on resent plus le côté "je m'en fiche de cette cérémonie".

Interrogé un peu plus tôt sur le fameux badge qu'avait arboré la délégation Française lors du passage de la flamme, avec écrit dessus, "Pour un monde meilleur" , Nicolas Sarkozy a déclaré que ce badge était, je cite, "sympatique", avant de regretter que la Charte Olympique ne permette pas de porter un tel écriteau.

Une fois n'est pas coutume (ça fait la 2e fois que je l'utilise celui-là, ça vire au paradoxal), à la conclusion d'un entretien, le Président connaissant parfaitement la maison "France Télévision" a tenu à conclure à la place de notre Gérard, par un superbe "Vive le sport", qui ne pouvait pas coller mieux à la situation.

Exit l'entretien, voilà le début de la cérémonie ... !!

Même si la fin est assez prévisible, je me plie à ce diktat audiovisuel.

Ayant le choix de la retransmission, je choisis de rester fidèle à France 2.

Plus de 91 000 personnes dans les tribunes, 4 milliards devant leur poste, pour assister à un spectacle retraçant les milliers d'années de cette civilisation, et plus précisément les grandes inventions comme le papier et le caractère d'imprimerie.

Le décompte de cette cérémonie est fait grâce à des tambours, qui s'illuminent lorsque l'on frappe dessus, faisant ainsi un clin d'oeil aux enfants travaillant d'arrache-pied dans les fabriques de jouets et autres chaussures, décompte lisible en chiffres arabes et en chiffres locaux.

Puis autre moment poignant, l'arrivée du drapeau national Chinois, porté par des militaires, qui devaient être les seuls à ne pas sourire dans tout le stade.

Ce drapeau fut par la suite hissé, pendant que l'hymne national retentissait.

Le stade entier était debout, chantant cet hymne, aux paroles inconnues pour bon nombre de téléspectateurs, mais heureusement qu'un consultant de France2 n'était autre qu'un représentant de l'ambassade de Chine en France. Ce dernier ne nous a malheureusement pas
traduit l'intégralité de l'hymne, mais nous a affirmé qu'il comportait les mêmes "thèmes" que le notre, citant en exemple un passage disant "debout, debout", et le comparant par la suite à la Marseillaise avec le passage "Allons enfants" ...

Mmmouais ... A ce moment là, beaucoup de choses ressemblent à beaucoup d'autres ...

Restait à supporter le plus dur ...
Non pas la cérémonie en elle-même, mais la cérémonie commentée par Daniel Bilalian !

Un Daniel Bilalian au sommet de sa forme, qui toutes les 5 minutes nous prédisait une surprise magnifique.

Là n'est pas le problème, beaucoup de téléspectateurs adorent les surprises. Mais quand dans la foulée, ce même Bilalian nous ôte toute surprise en nous divulguant de quoi il en retourne, la colère commence à monter.

Quand il le fait à chaque fois, ce n'est plus de la colère, c'est du dépit ...

Je pensais que ce serait Nelson Monfort le plus difficile à supporter, je m'étais lourdement trompé.

La suite de la cérémonie (et ses surprises) se sont enchaînées jusqu'au fameux passage de la torche (tout ça pour en arriver là ...), allumée comme il se doit pour une période de 3 semaines.

Bons Jeux à tous !

samedi 12 juillet 2008

14 juillet 2008 ... Quelle fête !



Quel beau 14 juillet nous allons avoir cette année ...

En effet, pour célébrer le grand retour de Maman à su casa, (mettez la main sur le coeur, et prenez une voix grave), Notre Président a eu la brillantissime idée de convier Ingrid au défilé du 14 juillet !

Quel honneur pour elle !
Et puis ça la sortira un peu.
Quoi de mieux pour s'aérer l'esprit après 6 ans et 5 mois de captivité chez les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, qu'un petit défilé présentant la puissance de l'armée Française, puissance qui a tout fait pour la sauver, pour la sortir de ce mauvais pas ?
Quoi de mieux pour se changer les idées que de voir des militaires armés jusqu'aux dents, aux regards méchants, voir même belliqueux ?

Mais ce n'est pas tout !
Elle ne s'en tirera pas comme ça ...
Elle ne pensait tout de même pas revenir d'un tel calvaire, sans toucher sa Légion d'Honneur ...
Qu'elle se rassure, elle l'aura !

Mister President n'a pas hésité un seul instant, et a décidé dans un élan de générosité impromptu, d'offrir à Ingrid cette haute distinction de la Patrie, cette décoration honorifique, ce symbole récompensant les "mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation" !

Et c'est bien mér...

Mais qu'est-ce que je raconte moi ... ??

En quoi est-ce mérité ?
Quel haut fait a t-elle accomplie ?
Quel haut fait a t-elle accomplie, à part se jeter tout droit dans les bras des guérilleros, malgré les nombreux avertissements du Gouvernement Colombien et des militaires ?
Par quel mérite éminent s'est-elle distinguée, à part le record de France de la plus longue période de captivité ?

Les sportifs décorés, eux au moins, ont rapporté des médailles, ont valorisé la Patrie par leurs exploits, et même si, à mon sens, il est tout à fait déshonnorant d'attribuer à un sauteur de haies, la même distinction d'un soldat ayant donné parfois jusqu'à sa vie, leur attribuer la Légion peut "se comprendre".

Si être otage est une raison suffisante pour être décoré, alors pourquoi les autres ex-otages, qui eux aussi ont souffert, qui n'étaient pas dans le même état de santé "satisfaisant" qu'Ingrid, n'ont-ils pas eux aussi été remercié par cette légion d'Honneur ?
Je pense notamment à Florence Aubenas (157 jours de captivité), à Christian Chesnot et Georges Malbrunot (124 jours de captivité), qui ont été détenus prisonniers en Irak, dans des conditions au moins aussi rudes qu'Ingrid, certes moins longtemps, mais j'ose espérer que la Légion ne se joue pas sur la longévité d'une quelconque période de captivité.

Mais quoi que j'en dise, Ingrid recevra de toutes façons sa babiole, héritée grâce à son mariage ne l'oublions pas, et avec elle, les acclamations d'une foule de journalistes et autres hauts militaires décrépis.

Bravo Madame Bétancourt !
Bonne fête du 14 juillet à vous.

Avec une aussi belle célébration en préparation, on en serait presque déçu que le 14 juillet ne tombe qu'une seule fois par an ...





Euh ... sinon j'ai scandé le nom de Franck Leboeuf lors du match de gala des 10 ans de France 98' ... Alors ? Je peux l'avoir moi aussi ma Légion M'sieur Sarkozy ! Allez siouplait ??

samedi 5 juillet 2008

Maman est libre !


Ca y est !!
Après quelques 2321 jours de captivité, elle est enfin libérée. Après des dizaines de tentatives de la part des Gouvernements Français et Colombiens, après des unités de déclarations indiquant sa soit disant libération imminente, elle est enfin libérée.

La nouvelle semblait toute droit sortie de l'imagination d'un scénariste sur le déclin, qui tentait un dernier script désespéré avant de tourner la page, et passer à autre chose.
Une infiltration au sein même des FARCs !
Des messages transmis aux FARCs, provenant des services secrets Colombiens, mais que l'on a fait passer pour un ordre direct d'Alfonso Cano, le nouveau chef des Forces Armées Révolutionnaires, indiquant aux geôliers de réunir différents groupes d'otages dans un lieu précis, où un hélicoptère de l'Armée les attendait pour une opération de récupération.

Bref, une opération à la Jack Bauer, qui s'est traduite par la libération de trois otages américains et onze militaires colombiens, ainsi que notre Ingrid Colombino-nationale bien-sûr !

Quelques heures après sa libération surprise, Ingrid arrivait sur le tarmac de Bogota, accompagnée de ses premiers mots à la presse. Sa première pensée fut de remercier Dieu, et de clamer ensuite un magnifiquement envoutant, "c'est un miracle !!" ...

C'est une façon de voir les choses ...

D'après notre ami et maître Wikipedia, un miracle est "un fait extraordinaire ou surnaturel, attribué à une puissance divine et accompli soit directement, soit par l'intermédiaire d'un serviteur de cette divinité." Ajoutons à cette définition le fait qu'un miracle ne peut pas s'expliquer scientifiquement parlant.

En admettant que nous soyons tous des "serviteurs de Dieu", alors oui, les services secrets Colombiens sont les auteurs de ce miracle. Mais même en admettant cela, il reste le problème du "fait extraordinaire" ... Le fait qu'un hélicoptère descendant des airs, avec à l'intérieur des hommes armés qui tirent avec des morceaux de métal allongés sur des gens, ne semble pourtant pas si extraordinaire.
Inattendu !
Surprenant !
Là, OUI !
Mais extraordinaire ... Quant au "surnaturel", on en pas encore là ...
Heureusement que Dieu avait son permis d'hélico n'empêche ...

Bien sur, il est toujours possible de dire que le terme de miracle n'est pas à prendre dans ce sens religieux, mais quand quelques mots avant, on remercie Dieu himself et qu'on implique ainsi sa présence et sa participation dans sa libération, on est plus proche de cette définition pieuse.

En pleine possession de ses moyens, elle a également tenue à remercier la France et son président Nicolas Sarkozy, en passant également en revu "les anciens" que sont les Chirac, et autres Villepin.

Reste une question cruciale : comment a t-elle été briefer durant son vol de retour aux alentours de minuit ?
Faire engranger autant d'infos à une ex-prisonnière après 6 ans de captivité, telle que les multiples efforts de tel ou tel pays, les changements politiques en France, l'existence des groupes de soutiens avec présentations des groupies de ces différents fan club ..., est-il une nécessité en soi ?

Lui a t-on appris qui sont Xavier et Tatiana (anciennes "stars" de Secret Story, faites un effort enfin ... !!) ?
Est-elle au courant de la déroute des Bleus lors de la coupe du monde 2002 en Corée ?
Sait-elle que Yuri Buenaventura a sorti 3 albums depuis son enlèvement ?
L'a t-on mise au parfum qu'après autant d'année passé en Colombie, elle devra se soumettre à différents tests ADN avant de pouvoir ré-entrer sur le sol Français comme le demandera surement Brice Hortefeux ?

D'ailleurs je tiens tout particulièrement à remercier le Président Colombien d'avoir tenter cette mission "miracle".
Je n'aurai certainement pas supporter que ce soit Sarkozy le responsable premier de sa libération. Déjà, de savoir qu'on va en prendre pour 2 semaines minimum avant d'avoir un journal "normal" me broie les gonades, le fait de savoir que des dizaines de bouquins vont sortir racontant tous avec la même exactitude incorrecte ces 6 années de captivité, et que je vais voir ces livres dans les rayons des best sellers, tout à côté des Brown et Levy me mixe les abats, mais si en plus on avait dû se taper le Seigneur BlingBling, sa modestie légendaire, et sa timidité devant un micro ou une caméra, je pense qu'une grosse réaction allergique se serait rapidement faite sentir !

Je tiens aussi à féliciter les FARCs pour leurs conditions de détention. On pense trop souvent que ce sont des brutes assoiffées de haine et sans aucune âme ni aucun sens de l'hospitalité.
Mais il faut bien avouer qu'Ingrid, malgré ses 6 ans et 5 mois de détention, se porte plutôt bien.
Amaigrie, c'est sûr ! Les sauces et le pain doivent se faire rares dans la jungle.
Ajoutons une gastrite, ce bon vieux palu, et une Hépatite B, qui certes sont plus virulents que le nez qui coule, mais qui ne devraient pas achever notre ex-otage préférée, dont la santé est d'ailleurs jugée "satisfaisante" d'après un médecin Français qui l'aurait examiner.

Mais quand je vois certains otages, qui après 2 simples mois, reviennent absolument vidés, et se font hospitaliser dès leur retour, on peut se satisfaire que les FARCs l'ai kidnappé avant une autre organisation beaucoup moins amicale. Et dire que l'on nous a fait croire qu'Ingrid était proche de la mort ... Quand je vois la tchatch qu'elle a devant tous ces vautours de journalistes, et la forme qu'est la sienne ... si c'est grâce à la foi, je veux bien me faire baptiser sur le champs !

Mais si l'on doit se ravir de cette libération et du retour d'Ingrid dans cette belle société capitaliste, il réside néanmoins des inconvénients non négligeables !
Tout d'abord, les Marches !
Avant, on savait pour qui marcher ! Pour la libération de notre écologiste Franco-Colombienne préférée, et pour ne pas que nous l'oublions après autant de jours passés loin de nous.
Mais à présent ??
Il va falloir se trouver une nouvelle cause noble, et originale en plus de ça.
Marcher contre le racisme, c'est trop classique !
Marcher pour la paix, déjà fait, et ça ne sert à rien !
Non franchement, ça va être difficile de se réhabituer à la vie avec Ingrid à nos côtés ...

Est ce qu'on va à nouveau parler des FARCs aux 20h de nos chaînes adorée ?
Va t-on se tracasser du sort des autres otages détenus par les Forces Armées Rév de Col ?
Après tout Ingrid était la seule Française présente là-bas, va t-on continuer à faire parler des kidnappeurs même s'ils ne détiennent plus aucune tricolore ?

A t-on eu raison de faire autant de pub à Ingrid ?
Si un tel battage médiatique n'avais pas eu lieu, Ingrid aurait-elle été libre plus rapidement ?
Les preneurs d'otages ont-ils cherché à gagner le cocotier en ne libérant pas Ingrid, voyant l'importance qu'elle représentait, et le concert de voix qui se sont élevé, faisant ainsi prendre de la "valeur" à leur prisonnière ?

A t-elle été réellement emprisonnée ?
Son état de santé physique et psychologique est-il celui d'une prisonnière séquestrée pendant 6 ans et 5 mois ?
Les FARCs existent-ils vraiment ou ne sont t-ils qu'un moyen détourné pour réunir les nations Colombienne et Française, avec pour but final un accord Sarkoziste sur l'armement et la sécurité, à plusieurs milliards d'Euros ?
S'est-on fait embobiné comme en 1969 et les fausses photos d'Armstrong sur la Lune ?
Nier les traces de pas Américaines sur notre satellite, ainsi que la captivité d'Ingrid peut-il me valoir la chaise électrique, la guillotine, la plume d'oie sur les pieds ?
Faut-il prendre pour argent comptant toutes mes déclarations ?

Tellement de questions et si peu de réponses ...